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Le tableau de Fox, une synthèse opérationnelle de la théorie organisationnelle de Berne au service des organisations ...

  • 1 sept.
  • 6 min de lecture


Tableau de FOX - Théorie Organisationnelle de Berne (TOB)
Tableau de FOX - Théorie Organisationnelle de Berne (TOB)





La Théorie Organisationnelle de Berne (T.O.B.) offre aux dirigeants un cadre systémique pour décrypter les dynamiques de leur entreprise. Plutôt qu’un simple exposé théorique, la TOB se prête à un usage concret: comme l’IFAT le souligne, elle fait l’objet de formations spécifiques (deux modules de deux jours) où l’on pratique des diagnostics concrets pour « faciliter l’appropriation du modèle »ifat-asso.org. C’est exactement dans cet esprit pragmatique qu’Elliot Fox a résumé la TOB sous la forme d’un tableau visuel. Le « tableau de Fox » synthétise en une carte unique les composantes clés de l’organisation. Cet outil sert de porte d’entrée pour lire rapidement l’organisation dans son ensemble. En repérant d’un coup d’œil les imbalances entre ses différents segments (vision du groupe, structure, leadership, processus…), on fait émerger les points de tension à traiter. Autrement dit, derrière ce qui ressemble à un simple schéma se cache un vrai dispositif de diagnostic systémique, qui va guider des interventions ciblées dans l’organisation.



Le schéma de Fox : une vue panoramique de l’organisation

Le tableau de Fox découpe l’organisation en grands secteurs interdépendants. Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut lister cinq dimensions illustratives :


  • Imago de groupe : l’image mentale, la « culture implicite » que se fait le collectif de lui-même (croyances partagées, identité du groupe). Fox incite à confronter cette imago à la réalité effective. Un écart important peut signaler un désaccord interne ou un manque de cohésion. Berne traite explicitement l’imago de groupe dans l’analyse des dynamiques collectivesifat-asso.org, ce qui légitime son rôle clé dans le schéma de Fox.


  • Leadership et autorité : le style et la personne du dirigeant (ou des dirigeants), ainsi que les rôles de leadership exercés. Fox fait figurer le leadership comme élément central : par exemple, un dirigeant à posture « Parent autoritaire » face à des équipes favorisant la créativité conduira à des tensions. Le tableau permet de situer la nature du leadership (autoritaire, démocratique, paternaliste, etc.) par rapport aux besoins du groupe.


  • Appareil et structure : l’architecture formelle de l’organisation (services, règles, budget, outils, procédures). L’« appareil » désigne tout ce qui encadre et supporte l’activité – des organigrammes à la culture procédurale. En le plaçant dans le schéma, on voit immédiatement si la structure est surdimensionnée, rigide ou au contraire insuffisante. Par exemple, un « appareil » trop bureaucratique peut étouffer la communication, tandis qu’un appareil trop lâche peut entraîner du chaos.


  • Processus de régulation : les rituels et mécanismes internes (réunions, rythmes, contrôles, circuit de décision). Le tableau de Fox prend en compte la manière dont l’organisation se régule. L’absence de régulation (aucune réunion, aucune planification) ou son excès (trop de procédures, papier) apparaîtra comme source de conflits ou de dysfonctionnement. En pratique, on repère sur le schéma si les processus existent et sont bien adaptés.


  • Vision/Mission et environnement externe : la finalité et le contexte global de l’entreprise (marché, valeurs sociétales). Bien que moins explicitement dessinés sur le tableau, ce cinquième élément sous-tend le reste : tout système tend à survivre « aussi longtemps que possible jusqu’à ce que sa mission soit accomplie » (principe repris par Fox à partir de Berne). Le schéma invite donc à vérifier la cohérence entre l’imago collective et la mission affichée.


En centrant la lecture sur ces dimensions, le tableau de Fox offre une vue à 360°. Plutôt que de lister isolément les fonctions ou les organigrammes, on cartographie comment ces parties s’articulent : par exemple, la position du leader par rapport à l’imago et à l’appareil. Cette synthèse donne aux dirigeants un premier diagnostic visuel : toutes les zones du tableau sont potentiellement critiques si des déséquilibres s’y révèlent.


Détecter les dysfonctionnements organisationnels

Une fois le tableau complété (par des entretiens, questionnaires ou observations), chaque zone peut indiquer un dysfonctionnement ou une tension spécifique.


Par exemple :

  • Divergence imago/réalité : si le groupe se perçoit comme très innovant mais que les processus restent archaïques, la cohésion en pâtit (sentiment de fausse promesse). Cette fracture sur l’imago signale un besoin de réalignement.


  • Style de leadership inadapté : un leader très directif au sein d’une équipe qui valorise l’initiative créera du ressentiment. Inversement, un leader trop « laisser-faire » dans un moment de crise peut provoquer l’anarchie. Le tableau permet de repérer ce désalignement entre le style de gestion et la maturité ou les attentes du groupe.


  • Appareil désajusté : une structure trop pyramidale figurera sur le schéma comme un écueil – chaque décision doit passer un itinéraire trop long. À l’inverse, une structure émergente sans règles claires apparaîtra comme désorganisée. Ces incohérences du « matériel administratif » se traduisent en frictions visibles.


  • Processus rigides ou inexistants : un processus d’évaluation qui n’existe pas ou un cycle de validation interminable sont repérés dans le schéma comme sources de blocages. Le tableau signale ainsi où la régulation interne est déficiente – ou au contraire trop pesante.


Et encore pleins d'autres portes d'entrées ... ici ce ne sont que quelques exemples.


Ces exemples soulignent que le tableau de Fox agit comme une grille de lecture des signaux faibles. On y lit où le « courant passe mal » ou « manque de flux » entre segments. Grâce à cette cartographie, le dirigeant peut planifier des interventions ciblées. Plutôt que de toucher à tout au hasard, on attaque les causes précises du mal-être organisationnel. Le schéma sert ainsi de « liste de vérification » visuelle des points névralgiques à ajuster.



Des interventions « chirurgicales » aux effets systémiques

L’un des atouts majeurs du tableau de Fox est qu’il légitime des changements locaux pour un bénéfice global. En T.O.B., on privilégie un « traitement rapide, précis et respectueux »ifat-asso.org, une philosophie qui s’applique aussi à l’organisation. Autrement dit, on agit comme un chirurgien : incision locale plutôt que démolition systémique. L’efficacité attendue repose sur la finesse du geste. Par analogie, on utilise un bistouri plutôt qu’un marteau-piqueur. Cette métaphore n’est pas vaine : Berne insistait sur le fait de « ne jamais manquer une occasion d’avancer » tout en restant « très derrière le matériel clinique fourni »ifat-asso.org. En entreprise, cela signifie qu’une petite modification (changement de réunion, ajustement de rôle, mise en place d’un feedback simple) peut relancer toute la dynamique sans tout dérégler.


Le caractère « chirurgical » se reflète dans l’approche du schéma de Fox : on identifie précisément la zone à ajuster. Par exemple, si le décalage le plus criant se situe entre le leader et l’imago de groupe, on proposera un accompagnement managérial ou une clarification des valeurs. Si le problème surgit du processus de décision (absence de rituel de meeting, par exemple), on installera un canal régulé. À chaque intervention locale correspond un « effet papillon » dans le système global : un bon alignement dans un secteur se répercute positivement sur les autres. C’est toute la beauté de l’approche systèmique : on reconfigure l’ensemble en bougeant un seul engrenage.


En pratique, plusieurs cas concrets illustrent ce principe :

  • L’imago du groupe peut servir de point de départ. Supposons qu’un comité de direction se rêve innovant alors que les équipes se plaignent d’une routine « moindre ». En repérant ce décalage sur le tableau de Fox, on traitera ce malentendu (atelier de vision, partage des représentations) et l’effet se diffusera sur l’ambiance et la créativité du groupe.


  • Le leadership : dans une association caritative, un conseil d’administration très « Parent normatif » (contrôlant) face à des salariés autonomes provoquait de la démotivation. Le tableau a mis en évidence ce déséquilibre, et un réajustement (coaching en mode adulte/démocratique) a rapidement inversé la tendance, sans restructurer l’organisation complète.


  • L’appareil et la régulation : dans une PME en croissance, l’absence de processus formalisés entraînait de la confusion. Sur le schéma Fox, cette faille dans l’appareil a incité à mettre en place quelques règles simples (réunions hebdomadaires, planning). Ce « petit coup de tournevis » a fait circuler l’information et amélioré l’efficacité générale du collectif, jusqu’à fluidifier la prise de décision au sommet.


Ces illustrations montrent que l’intervention n’a pas à être globale pour produire un impact systémique. Au contraire, la précision du changement au bon endroit déclenche souvent des effets en cascade bénéfiques. Comme le résume l’EATA, l’objectif de l’AT appliquée aux organisations est « le développement, la croissance et l’efficacité accrue des personnes travaillant au sein des organisations »eatanews.org. Le tableau de Fox sert exactement cet objectif : c’est un outil concret qui permet de traduire cette visée abstraite en actions concrètes. En identifiant clairement où agir – par exemple sur l’alignement de l’image collective, sur le style de leadership ou sur un processus mal réglé – on optimise les chances d’amplifier l’efficacité de l’ensemble.



Le tableau de Fox transforme la TOB en un instrument de terrain. Bien que berceaux théoriques, ses concepts deviennent opérationnels grâce à ce schéma structuré. Il offre aux dirigeants la « grille de lecture » nécessaire pour repérer rapidement les fragilités organisationnelles. En d’autres termes, le tableau est une invitation à des changements chirurgicaux : s’attaquer localement au problème (via un petit ajustement ciblé) plutôt que de mener une refonte brutale. Et ces modifications locales agissent comme des leviers d’amélioration globale : un coup de bistouri bien placé suffit parfois à redonner de la vitalité à tout le système. Cette logique ressort si clairement que l’on peut dire : loin d’être un simple exercice théorique, le tableau de Fox est un outil systémique puissant pour toute entreprise soucieuse de son efficacité. Conjuguer la précision du diagnostic à l’expertise du praticien d’AT (selon les préceptes de Berneifat-asso.org) garantit que même une petite intervention aura un grand retentissement sur l’organisation dans son ensemble, exactement le but visé par la T.O.B. et salué par l’AT européenneeatanews.org.


Si vous avez besoin d'un diagnostique nous somme en capacité de vous proposer une lecture sur un "instant T" de vos organisations.


Sources: Institut français d’Analyse Transactionnelle (IFAT)ifat-asso.orgifat-asso.orgifat-asso.org; Association Européenne d’Analyse Transactionnelle (EATA)eatanews.org.

Ces références officielles confirment la posture pratique et systémique mise en avant par le tableau de Fox.

 
 
 

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