La conscience c'est un journal d’un apprentissage sans fin...
- 11 août
- 5 min de lecture
Mes écrits ne sont pas des conclusions ; ce sont des traces de route. À chaque fois que je pose des mots, je ne décris pas seulement ce que je pense : je me transforme un peu. Mon niveau de conscience évolue au rythme du travail que je fais, chaque jour, sur quatre questions simples et exigeantes : qui je suis, ce que je fais, comment j’essaye de le faire, pourquoi je le fais. Et, soyons honnête, pourquoi je n’arrive pas à en voir la fin. (Spoiler Alerte: il n’y a pas de boss final de la conscience. On gagne de nouveaux niveaux… et de nouvelles questions.AIE AIE AIE )
Une boussole à quatre points :
Qui je suis : pas une étiquette, plutôt un paysage. Parfois clair, parfois brumeux. J’apprends à ne pas m’y perdre, juste à y marcher.
Ce que je fais : mes actes racontent mieux mes valeurs que mes slogans. Je regarde les écarts, sans me flageller du moins j'essaie et au mieux pour ajuster sous forme de micro-test ( je test, j'observe, j'analyse et j'ajuste puis je recommence) .
Comment j’essaye de le faire : avec rigueur d’Adulte et curiosité d’Enfant en essayant d'être le plus libre possible. L’un pose le cadre, l’autre met des couleurs.
Pourquoi je le fais : pas de grande cause marketing, plutôt une cohérence intime. Quand le « pourquoi » se fissure, tout le reste grince.
Cette boussole ne donne pas la destination, elle maintient l’orientation. Elle m’aide à passer du réflexe au choix, de l’automatique au conscient et par conséquence paradoxale que le réflexe soit le choix conscient.... Ouais compliqué le mister ...
La conscience c'est comme une résonance, mon niveau de conscience n’est pas un truc isolé dans ma tête. Il résonne à trois niveaux : mon individuel, le collectif qui est dans mon environnement proche et monde, celui que je vois et que j'aimerais voir ( c'est un peu ce miroir qui renvoie une image différente soit fidèle soit a certain moment déformé) .
Ce que je clarifie en moi change mes interactions ; ce que je répare dans une relation( et encore plus de ma relation que j'ai avec moi) modifie le climat d’une équipe ; ce que nous apprenons ensemble finit par laisser une trace, petite mais réelle, dans le monde autour.
Selon là où chacun en est, mes mots paraîtront nouveaux (parfois un peu complexes, j’essaie pourtant de les rendre accessibles), ou au contraire évidents, voire futiles pour celles et ceux dont la conscience est déjà plus profonde sur ces sujets.
C’est parfaitement OK et merci à vous dans mon évolution interne. Nous ne lisons jamais la même page au même étage. L’important n’est pas d’avoir « raison », mais de rester en mouvement.
Reliance, connexion, évolution. S’il fallait choisir un verbe : relier. Me relier à moi (sans me raconter d’histoires), aux autres (sans les dissoudre dans mes projections), et au système (sans me croire au centre de tout et pourtant j'en fait partie). La conscience grandit à l’intersection de ces trois liens. Quand l’un manque, je bascule : soit dans l’introspection sans effet, soit dans l’action sans profondeur, soit dans la posture parfois sauveuse, persécutrice, ou victime et qui fatigue tout le monde.
Le temps est une matière première de la conscience. On peut me demander beaucoup de choses, mais la seule vraie condition, c’est le temps. Pas le temps qui s’attrape entre deux notifications ; le temps qui s’engage. Le temps de laisser retomber la poussière après un déclic. Le temps de refaire, autrement. Le temps de rater proprement, d’apprendre, de recommencer. Le temps de se dire la vérité, sans théâtre. Et recommencer les micro-tests.
La conscience n’est pas un sprint. C’est un métabolisme : ce que je vis, je le digère, puis je le transforme en clarté. Et ça prend le temps que ça prend. (Oui, c’est frustrant. Oui, c’est précieux.)
Rendre accessible sans simplifier c'est une de mes intentions qui est de traduire mes évolutions personnelles pour qu’elles soient utiles, sans les réduire au point de les vider. Accessible ne veut pas dire simpliste. Je préfère des images concrètes, des exemples vécus, des questions nettes à des concepts qui flottent trop haut. Parce que la conscience se joue dans le réel : un feedback reçu, une décision prise, un silence tenu, un « je ne sais pas » assumé.
Chaque jour, quelques questions peuvent revenir ou pas :
Qui je suis aujourd’hui ?
Qu’ai-je fait qui honore ce que je dis ?
Comment l’ai-je fait (posture, énergie, impact) ?
Pourquoi c’était important — ou pas ? Minimaliste, répétitif, efficace.
Le triangle d’attention: Je pose successivement mon attention sur moi, l’autre, le contexte. (Pas toujours dans le même ordres et pas toujours les mêmes réponses).Et c'est une histoire de temps ....
Qu’est-ce qui est vrai ici, pour chacun de ces pôles ? Qu’est-ce que j’ajoute qui n’y est pas (interprétation, projection, driver qui s’emballe et encore tellement...) ? Trois respirations, trois regards, un choix. La boucle courte Observation → Ajustement → Test. Pas besoin d’un grand plan. Un petit pas visible, tout de suite. Puis on regarde l’effet et on ajuste encore. La conscience aime les itérations concrètes, les micro test ....
L’honnêteté tranquille c'est grandir en conscience, ce n’est pas devenir irréprochable. C’est réduire l’écart entre ce que je crois faire et ce que je fais réellement. C’est aussi apprendre à dire : « là, je ne vois pas », « là, je me mens un peu », « là, j’ai besoin d’aide ». L’humilité n’est pas une posture basse, c’est une base solide. Sans elle, la conscience se transforme en vitrine. Les enfants à la maison m'aident beaucoup pour ça et surtout sont de très grand maitre et des miroir très claire.
En faite c'est une invitation du si ..... voir du pourquoi pas ...
Si mes écrits, mes partages vous parlent, prenez ce qui résonne, laissez le reste. Si ça paraît trop simple, allez plus loin que moi. Si ça semble trop complexe, tirez un seul fil, doucement. La reliance, la connexion et l’évolution ne se décrètent pas : elles se pratiquent, ensemble, dans la durée.
La seule chose que je vous demande, la seule vraie monnaie ici, c’est du temps. Du temps pour créer de nouvelles consciences. Du temps pour traverser les mêmes questions encore et autrement et d'en créer de nouvelles. Du temps pour que ce que nous comprenons infuse nos gestes, nos décisions, nos manières d’être, qui nous somme et le monde ou nous somme...
En avant pour l'aventure de la conscience



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